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Monsr de Bobigny f1', - La vefve de feu monsr [m° Jehan] TrMonsrde Chartres'3', Monsr Du Mortier'3', Monsr le Connestable '3', La maison de Laval '*', La vefve l'Hermitage'5', Monsr de Ferrieres '3',
DE LA VILLE DE PARIS.                                                    243
Aux Enffans de la Trinité '3', En la maison de Buzancy, rue aux Ours'6', Les Filles Dieu '7', Les Filles Repenties '3', En la maison de monsr de Villeroy '3', En l'hostel [monsr] de Persant [rue Sainct Mar­tin] («),
A Sainct Ladre'3'.
En l'hostel de Barbette <3',
CCCCXXXVI1. — Deffences touchant la police du boys de chauffage, cy après declerées.
29 novembre 1553. (B fol. 254 v°.)
#e par les Prevost des Marchans el Eschevins de la Ville de Paris.
"L'on faict deffences sur peine de la hait à tous crocheteurs, débardeurs, bailleurs de boys et autres manouvriers de la ville de Paris, de n'entrer esbas-teaux chargez de boys qui arriveront es.portz delad, ville, et empescher la distribution dud. boys, s'ils ne sont preposez par lesd, marchans ausquelz apartient led. boys à iceluy descharger; et que, en ce faisant, ilz ne preignent et exigent aucuns deniers des habi­tans d'icelle Ville, mais se contenteront du pris dont ilz auronl marchandé ausd, marchans.
hem. L'on faict deffence, sur lad. peine de la hait, ;i toutes personnes eulx disans plancheeurs de lad.
Ville, de ne eulx plus mesler ne entremettre dud. plancheage en quelque sorte et maniere que ce soit, jusques ad ce que autrement par nous en ayt esté ordonné; et leur est enjoinct d'apporter dedans demain l'original des commissions, qu'ilz dient ou pretendent avoir dud. plancheage, au Bureau de lad. Ville, pour sur ce leur estre faict droict ainsi qu'il apartiendra par raison.
Item. Est faict deffences à tous les bourgeoys, manans et habitans de lad. ville, sur peine de l'amende, de ne bailler aucuns deniers ausd, cro­cheteurs etdesbardeurs, bailleurs de bovs et autres manouvriers pour avoir du boys de chauffage, et pa­reillement ausd, plancheeurs pour leursd, planche-
'■) Jean Perdrier, fils de Pierre, seigneur de Bobigny, qui avait exercé la charge de Greffier de la Ville depuis i525 jusqu'à son décès survenu le 28 avril 1552.
'2) Conseiller de la Ville.
(3) Les personnages et établissements ci-dénommés ont été précédemment déterminés dans mainls textes ou notes auxquelles le lecteur est prié de se reporter, -pour cause de briefté» : "Mons' de Chartres», l'évêque Guillard : page i45, note 2 "Chartres»;
—   "Mons' Du Mortier», André Guillard : page 149, no-e -> — "Mons' le Connestable», Anne de Montmorency : page i46, note 3;
—  "Mons' de Ferrieres», Nicolle Herbelot, conseiller et maitre des Comptes : page 24i et la note; — «L'hostel de Barbette», à Diane de Poiliers : page 149, no-e ''! — ~--es Enffans de la Trinité» : page i43, note 2; — "Les Filles Repenties» : page i43, note 1;— «La maison de mons'de Villeroy» : page 148, note 4; — "Sainct Ladre» ou Saint Lazare : page i5o, note 1.
'-' Pierre I" de Laval, d'une branche de la maison de Montmorency, seigneur de Lezay de La Chevardière ; il épousa Claude do La Jaille et mourut en 1582. — "La maison de Laval» : cet hôtel fut acheté peu de temps après par le cardinal de Guise, qui le renferma dans son hôtel sis rue du Grand-Chantier et des Quatre-Fils (Sauval, II, 25g).
(-) Il s'agit sans doute de la propriétaire de l'hôtel de l'Hermitage, altenant aux écuries de l'hôtel de Clisson ou de Guise (voir la note précédente ct page 145, note 2 «Angoulesme.!). — Cet hôtel de l'Hermitage est mentionné dans un document du 17 octobre 1553, lequel est précisément relatif à la «visitation des fontaines» : ci-dessus, page 233, art. CCCCXX.
'"' Cette demeure appartenait alors à Eléonore de Roye, dame de Roye, Breteuil, Busancy, etc Fille ainée de Charles comte de Roucy, elle naquit le 24 février i535, épousa en i55i le prince de Condé, Louis I" de Bourbon, et mourut le 23 juillet i564.
O Cet établissement, fondé cn 1226 par Guillaume d'Auvergne, évèque de Paris, était situé entre la rue Saint-Denys et la Couture-Saint-Lazare. Occupée dès la fin du xv° siècle par des religieuses de Fontevrauld, cette maison a laissé son nom à l'une des rues du quartier Saint-Denys, laquelle existait avant i53o, a été abattue en partie (i884) et est considérablement élargie. — Le roi Louis IX fil de nombreuses libéralités à ce couvent et lui accorda en 1265 la permission de tirer de l'eau de la fontaine Saint­Lazare.
(*) La seigneurie de Persan passa de la maison de Vienne à celle de Ganay, par l'achat qu'en fit le chancelier de Ganay (20 mars 1490). Mort sans enfants, il laissa cette terre à sa femme Jeanne Boilesve, qui fit acte d'hommage le 2 mars i5i2. Son frère Jean Boilesve, baron de Persan, eut de Catherine Olivier, sœur du chancelier de ce nom, une tille qui, selon loute vraisemblance, est la damoiselle Jeanne de Boilesve, veuve de M. de Vaudetar, conseiller au Parlement; laquelle est mentionnée par Sauval (ll, 426) comme propriétaire du franc fief de Joigny consistant en deux maisons au coin de la rue Mauconseil, du côté des Halles.
3i.